Campé à une altitude de 170 mètres, au sommet
d'un monticule situé sur la gauche du chemin qui relie
Grand-Leez à Petit-Leez, ce moulin-à-vent circulaire
et tabulaire, construit en briques chaulées, remonte à
1830 selon certains et 1840 pour d'autres. L'épaissseur
de la maçonnerie à la base de cette bâtisse
de 12 mètres de diamètre est de 1,20m. Elle est
réduite à 80cm au haut du fuseau. Deux portes massives
et des fenêtres à linteau droit transpercent cet
ouvrage.
Deux ailes de 25m d'envergure sont les éléments
primordiaux qui assurent le fonctionnement de ce moulin. L'axe
central destiné à entraîner son mécanisme
rudimentaire n'est autre que le fût d'un chêne provenant
de notre bois communal. Ce tronc taillé à la main,
d'une hauteur de 8 m est considéré à juste
titre comme l'âme de ce vénérable patriarche.
A l'arrière du moulin, un dispositif fixé au quai
de transbordement et relié à la coupole mobile permet
au meunier d'orienter celle-ci afin de mettre les ailes en position
propice, c'est-à-dire dans le sens du vent. Sa coiffe,
autrefois protégée par du carton bitumé est
depuis sa restauration, recouverte d'ardoises naturelles.
Ce moulin-à-vent était doté de trois paires
de meules en pierre naturelles, de diamètre respectif de1,60m,
1,41m et 1,30m taillées à la Ferté-sous-Jouarre,
en France. La plus grande paires de meules, toujours en activité,
accuse un poids de 2.636 kilos. Depuis le grave accident du meunier,
ces meules sont retaillées au burin par un spécialiste.
Ce moulin artisanal produit 160 kilos de farine à l'heure
alors que les moulins industriels en produisent 52 tonnes.